POUR TOI LUCIENNE QUI NOUS A QUITTé CE 5/09/18

DE LA PART D'ARZEWEB ET DE SES FANS.

POUR TOI NOTRE LUCIENNE D'ARZEWEB

TE QUIERO !

Voici l'hommage que j'ai rendu à notre regrettée Lucienne sur la page des Fans d'Arzeweb sur FB. Nous le plaçons ici aussi afin que les Arzewebiens qui n'ont pas de compte FB puissent aussi le lire, merci de leur attention, nous les embrassons à TOUS

brokenheart

 

LUCIENNE, je me dois de te rendre cet hommage fraternel ma chère amie, après ton départ inattendu et si brutal. Je ne savais pas que je parlais avec toi pour la dernière fois, il y a cinq jours, même si je te savais fatiguée et découragée. Je tiens à te remercier pour ta fidélité et ton dévouement à l’égard Arzeweb, tu as été une des premières qui nous avait rejoints en Juin 2004, pour encenser et chérir notre beau et cher village qui nous manquait éperdument. Tu as su aussi avec ton parlé Valencien, me faire mourir de rire, on aurait dit que je me trouvais là-bas, tu étais si gracieuse.

C’est une petite sœur  que je perds ce soir, mais tu ne déserteras jamais mon cœur, la bonté t’habitait et je me demande comment vont réagir tes deux petits chats que tu adorais et choyais d’une manière maternelle, comment vont-ils se retrouver, je ne veux même pas l’imaginer.

 Ce soir je suis  triste d’avoir appris ton départ ma chère Lucienne, tu me manques déjà, nos petits rendez-vous au téléphone me manqueront, mais à l’ instant c’est vers la prière que je me tourne, tu mérites ce recueillement qui t’aidera à franchir le paradis, ou les anges t’attendent déjà, repose en paix ma Lucienne. 

Céline

 


VOICI CE QUE J'ECRIVAIS EN FEVRIER 2018 SUR MON BLOG D'ARZEWEB

MERCI DE VOTRE ATTENTION, JE VOUS AIMAIS DE TOUT MON COEUR.

Ce texte a été écrit sur le blog d'Arzeweb en février 2018.

Après quelques mois en Espagne, rentrée à Valréas chez mes parents qui avaient enfin pu obtenir leur propre appartement HLM (nous avons très bien été accueillis à Valréas Vse)  je devais commencer ma vie active, je vois sur le journal une petite annonce : recherche personne pour exercer à Grasse le métier de correspondancière en langue espagnole, déplacement remboursé. J'avais pendant 4 mois bien révisé mon castillan avec ceux que j'ai considérés comme mes vrais cousins et qui ne le sont que par alliance. Mon père avait à l'époque une 4CV qu'il retapait au fur et à mesure des besoins étant mécanicien, la titine nous amènerait bien jusqu'à Grasse, non ? nous n'avions peur de rien, ok, le voyage est prévu, après avoir pris rendez-vous, chez le fabriquant de parfums Lautier Fils (à l’époque) nous voici arrivés, la 4CV n'a pas explosé, c'était déjà pas mal,  j'ai été admise et mise à l'œuvre aussitôt pour un essai de 3 mois, mais j'étais sûre de moi. On a trouvé une dame qui louait des chambres, ensuite je serai accueillie par les religieuses qui tenaient une pension tout près de mon travail. Heureusement j'avais prévu d'amener quelques affaires. donc je me suis installée, Au travail ils m'ont gardée, notre clientèle d'extraits était basée en Espagne et dans toute l’Amérique latine, j’aimais bien ce travail, et pendant les weeks ends, pour m'occuper je me suis inscrite à 1 cours d’anglais, et 1 cours de couture le samedi aussi proposés par la municipalité très active. j'appréciais beaucoup la douceur du climat (par rapport à la vallée du Rhône au vent glacé), je me suis vite fait pleins d'amis, au travail et autour, puis j'ai fait du théâtre avec 1 petite troupe dirigée par M. et Mme Rapé qui tenaient le «magasin bleu", eux-mêmes anciens acteurs connus dans la profession et j'ai joué au théâtre de Grasse, dans une salle pleine la pièce : "le coup de fouet" au bout de quelques mois de répétition bien sûr. Quelle aventure !...

Donc me voici installée à Grasse, Un samedi je vais à un cours de couture, la pièce est petite et nous sommes nombreuses, le travail commence, et les langues se délient, on papote moi je ne connais personne, j'écoute, et bingo deux dames sur le côté parlent assez fort et rient pas mal, je me dis "des pieds noirs comme moi" j'écris un petit mot : d'où êtes-vous ? Moi j'ai vécu à Rio Salado, Arzew, Oran ! Elles lisent et me regardent bizarrement, je reçois la réponse, "nous sommes d'Arzew" je tombe des nues, quoi ? Mais comment vous appelez-vous ? famille Grau épicerie rue Dupuytren  je réponds : fille Saragoza, 3 rue Dupuytren, - nous sommes aussi étonnées, les unes que les autres, combien de chances avions nous de nous rencontrer ? je les regarde mieux, et en effet je retrouve les traits de Mme Grau chez qui on m'envoyait faire souvent des courses, en plus j'étais de l'âge de Faline un de leurs fils donc en sortant on allait pouvoir parler de tout ça. C'est ce qui s'est produit, j'ai raconté ma vie nouvelle à Grasse et eux étaient sur la Côte tout près, M. Grau les attendait à la sortie, j'ai eu la joie de le revoir avec sa voix grave et son accent, la dame qui les accompagnait était sa sœur, ils m'ont donné l'adresse de leur fils (prénom) en soins je ne sais où pour que je lui écrive ce que j'ai fait il m'a répondu en m'envoyant 1photo de lui jouant au billard avec des potes, là où il se trouvait, photo que j'avais transmise à Arzeweb et Serge avait confirmé, oui c'est bien mon frère (prénom oublié) car cette photo datait de 1964 ou 1965. Je leur parle de mon périple Espagnol la belle soeur me dit mon fils a 1 fiancée près d'Alicante, je demande où, réponse : tu ne connais pas, 1 petit bled, moi j'insiste : dîtes moi le nom, mais non c'est vraiment pas connu, ah bon mais encore ? il est tombé amoureux d'une jeune fille vue en photo : ELLE EST DE MONFORTE DEL CID.  MOI : et vous croyez que je ne connais pas ?

Donc la soeur de M. Grau a un fils qui est fiancé avec une jeune fille de Monforte del Cid, là même où j'ai passé 3 ou 4 mois, début des années 60, il en est tombé amoureux sur une photo qu'il avait vue chez un de ses cousins et a fini par rencontrer la belle Finita, Finita, Finita ... ça me disait quelque chose, et bien oui, je la connaissais, car elle était coiffeuse à Monforte del Cid et j'avais eu le privilège d'être coiffée par elle, à l'occasion des fêtes de la Purisima (8 décembre) sa mère était ou avait été institutrice au village, donc une famille connue de tous là-bas, et la jeune fille charmante blonde exerçait ce métier apprécié en Espagne où toutes les dames très coquettes profitent plus régulièrement que nous en France de leur bons soins (car beaucoup plus abordable à l'époque).

Voilà j'ai toujours su qu'il fallait parler et parler pour savoir les belles histoires des gens, le monde est petit je m'en suis bien rendue compte. je n'ai jamais revu la famille Grau à ces cours de couture, mais j'ai retrouvé Serge leur fils sur Arzeweb, des années plus tard j'ai pu reprendre de leurs nouvelles, le papa était décédé mais pas la maman. On avait eu une belle photo de la famille derrière le comptoir de l'épicerie à Arzew quel beau souvenir, et j'ai eu aussi la joie d'avoir des nouvelles de Faline l'aîné des fils, qui a aussi bien réussi dans la vie. l'intégration des pieds noirs a été plutôt positive je trouve, moi j'en suis fière, nous avons été courageux, dommage un peu trop éparpillés sur le territoire français.

Pour la petite histoire je vous signale que Monforte del Cid à vingt-cinq kms environ d'Alicante, est l'endroit où l'on fabrique l'anisette, vérifiez sur vos bouteilles, c'est vrai, moi j'aime le dulce, pour parfumer les gâteaux et aide à la digestion.

Tout près de Monforte se trouve Orito, là vous saluerez San Pascual, il vous aidera à réaliser vos veux.

 

LUCIENNE FEVRIER 2018

 

NOUS SOMMES LE 7/09/18

CELINE ET NINO REMERCIENT TOUS LES FANS D'AVOIR POSTé TOUS CES TéMOIGNAGES DE SYMPATHIE.

A PROPOS DE N'IMPORTE QUEL SUJET ........ VOIR PLUS BAS (ton adresse E.MAIL ne restera pas en ligne par souci de discrétion.)